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vendredi 16 juin 2017

L’INITIATION IFA POUR CONNAITRE SON AVENIR AU BENIN

La consultation du Fa destin est l’une des pratiques de l’initiation Vaudou. C’est toute la base du Vaudou. Pour entamer son chemin le postulant doit d’abord passer par le lavage du destin. Ceci revient à lui laver le karma pour qu’il puisse poursuivre sa vie sur de nouvelles bases.

Tout commence par un oracle avec le Babalawo ifa (prête ifa ). Ensuite le futur initié reçoit de lui le signe de son destin, une figure symbolique qui ressemble à un tirage de Yi Qing. C’est donc une initiation entièrement personnalisée. Après, a lieu la cérémonie du lavage du destin dans le bois sacré. Une fois toutes les scories de la vie présente et des vies passées enlevées, lavées, nettoyées par la lumière, le nouvel initié peut s’offrir une seconde chance dans la vie et accéder aux degrés supérieurs de l’initiation magique. Il y a bien sûr d’autres cérémonies rituelles liées a IFa, mais nous ne pouvons tout révéler ici car c’est une pratique secrète, comme toutes les pratiques de mystères.
Ceux qui sont passés par là ont vu leur chance considérablement augmenter dans la vie. Les erreurs passées sont effacées. Les portes s’ouvrent, les rêves et les projets se réalisent, avec toujours plus de facilité. L’initié dispose constamment d’une force pour l’aider dans toutes les situations de la vie.
Il peut ensuite soit s’en tenir à cela, ce qui est déjà beaucoup. Soit poursuivre sa voie sur le chemin des degrés supérieurs de l’initiation magique.
L’initiation a IFa a lieu au BENIN berceau du Vaudou.
Comme toutes les initiations véritablement opératives et transformatrices, l’initiation au IFa dure plusieurs jours.

Tel Whatsapp (00229) 97043894
E-mail: asso.omoyoruba@gmail.com

jeudi 7 juillet 2016

Exú Elegbara

Eshu, Exú, est un esprit (Orisha) d'origine africaine, issu des traditions religieuse des Yorubas. Il est l’orixá central du candomblé brésilien, que l'on retrouve dans le vaudou sous le nom de Papa Legba. Il est connu sous les noms de : Exu, Esu, Eshu, Bara, Legbá, Elegbara, Eleggua, Aluvaiá, Bombo Njila, Pambu Njila. On le retrouve au Bénin et dans l'ancien royaume du Dahomey dans les villes suivantes : Ondo, Ilesa, Ijebu, Abeokuta, Ekiti, Lagos.

Il est, en Afrique, et aux Caraïbes comme au Brésil, l'esprit de la communication. C'est le gardien des terrains, des villes, des maisons et de l'axé, des choses construites de la main de l'homme, et de son comportement. Il est celui qui doit recevoir les offrandes en premier lieu, de manière à s'assurer que tout aille bien, et que sa fonction de messager entre l'Orun et le Aiye, mondes matériel et spirituel, soit pleinement réalisée.

En Afrique à l'époque de la colonisation témoignant d'un formidable syncrétisme culturel, notamment linguistique (résultant dans la formation des divers créoles, dans les parlers vernaculaires des caraïbes et du Brésil, et nettement perceptible dans l'accent et le vocabulaire du portugais brésilien standard) et religieux (vaudous et candomblés), Exu fut maladroitement identifié au Diable des chrétiens par les colons, eu égards à son style irréverent, obscène et joueur, tel qu'il est représenté dans le culte africain, un phallus et une paire de cornes. L'association à Satan, criante pour certains, relèverait pour d'autres d'une véritable absurdité au vu de la mythologie Yoruba, laquelle ne définit pas ses personnages relativement à un demiurge idéal, et ne connaissant pas les notions de bien et de mal telles que les entend la culture morale européenne aux sens judéo-chrétien et grec. Il n'existe effectivement pas dans la tradition Yoruba d'entités essentiellement maléfiques répondant d'un unique être déchu. Il apparaît dans les croyances Yoruba ou Candomblé que les esprits (Orixas) ont chacun leur part de négativité et de positivité « comme tout un chacun ». L'objectif de cette identification par les missionnaires était cependant justement d'enseigner la morale chrétienne aux autochtones, quitte à renverser le sens de leur mythologie en désignant les attributs d'un de leurs dieux comme mauvais.







Pour plus d'information consulter notre page facebook: Omo Yoruba

vendredi 5 juillet 2013

ORIGINE DE EGUNGUN AU BENIN

Qu'est ce que les Egunguns ?

    Les revenants appelés Egungun par les yoruba et Kouvitos par les gouns, représentent le symbole de l'esprit du mort qu'on suppose revenu pour se manifester aux vivants. Ils sont une institution remémorant les souvenirs de nos morts car les yorubas croient que les âmes de leurs défunts sont encore avec eux.

Origine

   Selon les chefs traditionnels de cette divinité, le vrai egoun vient d'Oyo au Nigeria. L'histoire raconte que le roi Guézo a ramené au Dahomey( ancien nom du Bénin) des esclaves du Nigeria. Ces derniers sont allés au champ et chacun en ce moment exprimait sa joie. L'un des esclaves fait savoir à ses amis, qu'il possède des pouvoirs surnaturels et par simples incantations il pouvait produire assez de miracles. Personne ne le croyait. Il decide de passer à l'acte. Il prit un bâton et frappa le sol. Les egoun sortirent en grand nombre. Le roi impressionné de cette démonstration porta en triomphe l'esclave nigérian. Pour convaincre le roi, il decide de transformer encore les revenants en des squelettes. Dès lors le roi Guézo a décidé de changer le statut de ses esclaves nigérians. Pour valoriser ses egoun sortis sous l'effet des incantations, le roi Guézo a choisi la ville de Ouidah, la ville des divinités, où les nigérians promoteurs des egoun on été envoyé pour promouvoir cette divinité. C'est la raison pour laquelle ,Ouidah reste depuis lors le berceau de la divinité egoun au Bénin.
Leur apparition à Porto-Novo date probablement du temps où les yoruba firent apparaître, au cours de certaines cérémonies funéraires, des revenants habillés à la façon du défunt, tenant le même langage que le défunt, rapportant les faits ou messages du défunt.

Les Egungun aujourd'hui

   Les Egoun ne s'expriment qu'en yoruba et sont capables des tours de prestidigitation les plus extraordinaires.
Pour les personnifier et pour jouir de leurs protections, les adeptes de cette tradition font habiller leurs Egoun-goun de tissus variés et richement garnis avec des décorations de toutes sortes. On les retrouve le plus souvent lors des cérémonies de décès , des grandes manifestations culturelles et des fête de réjouissances. Notons qu'il existe également au delà de ces contextes cités ci dessus , des périodes biens précises de l'année pour la sortie des Egoun- goun et cette période diffère d'une région à une autre. Cette sortie des Egoun- goun n'est pas un simple événement. Elle nécessite une grande préparation de la part des chefs de cette divinité et de ses adeptes. Des offrandes sont faites aux dieux à travers plusieurs rituels sacrés où on demande l'assistance des dieux et des ancêtres défunts. La veille de la sortie des Egoun-goun tard dans la nuit s'organise la cérémonie la plus importante appelé " la cérémonie d'Igbé Agan" qui annonce la sortie des revenants au cours de laquelle chefs d'egoun-goun, adeptes et initiés se lancent à la chasse d'un esprit imaginaire appelé "Agan". La capture de cet esprit annonce la sortie des Egoun-goun.
Le caractère secret et mystérieux qui entoure l'initiation et la sortie des Egoun-goun de leurs couvents fait de cette institution , une société assez secrète. Les couvents d' Egoun-goun sont hiérarchisés et régis par des règles bien précis. Les plus importants sont ceux des: Balley, Laleye, do Rego, Adébo, Odoumbakou, Abiola, Kporokou, Mago Move, Aboky, Fagla, Affognon, Djeguede, ....

Les Egunguns c'est aussi des danses et des chants

   Les Egoun-goun égaillent par leurs danses acrobatiques et démonstrations de puissance aussi extraordinaires les unes que les autres. Tout ceci aux sons des tam-tam , des rythmes et des chants populaires dont seuls les initiés détiennent le secret. Chaque revenant de part son costume, l'architecture de son masque exécute des danses biens précises. Ils flattent pour avoir des récompenses , effrayent dans leur mouvement et formule des vœux de bonheur ceux qui leur font des cadeaux.

Pour un meilleur développement du culte

     Les Egunguns divinité yoruba sont très présents dans la tradition des peuples Nago du sud-Bénin, ils ne sortent que le jour et cèdent leur place la nuit à la divinité Oro. Beaucoup de choses sont reprochées à ceux du culte des Egoun-goun surtout les comportements de certains jeunes initiés parfois incontrôlés qui sous l'effet de l'alcool se laisse aller à des comportements de violences injustifiées qui n’honorent point cette institution. Il serait donc important que les chefs de cultes essayent de réorganiser cette institution et que des consignes clairs soient donnés aux jeunes adeptes afin chaque sortie des revenants soit une occasion de réjouissance de partage et surtout de découverte culturelle.