《ọlá》est un mot Yorùbá que nous traduisons généralement en français par le mot 《Richesse》à défaut de mot français plus approprié pour traduire ce concept. Le problème, cependant, est que le mot 《ọlá》 dans les noms yorùbá ne signifie pas tous la même chose. Dans le cas de "Kọ́láwọlé", je peux fournir une interprétation brève comme "(Celui qui) apporte la richesse dans la maison" mais cela ne dit pas tout ce que le nom incarne. Dans tous les cas, le mot《ọlá》exprime dans les noms est plus que la richesse nominale. C'est un mot qui mêle joie, abondance,grâce, honneur, dignité, c'est la noblesse.
L’association "ọmọ Yorùbà" à pour but de faire rayonner le patrimoine culturelle yorùbà. Son objectif général est de faire connaître toute la richesse et l’immensité de la culture de nos ancêtres, à leurs descendants, et aux Béninois en général, à travers différents évènements culturels.Traditions, Vie du quotidien, Artisanat , Religions,Evenements Affaires au Benin et dans le monde : un peu de tout. Bonne visite !
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vendredi 24 janvier 2020
vendredi 5 janvier 2018
Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo
Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo
La dense forêt sacrée d’Osun, à la périphérie de la ville d’Oshogbo, est l’une des dernières zones de la forêt primaire qui subsiste au sud du Nigéria. Elle est considérée comme la demeure d’Osun, une des divinités du panthéon yoruba. La forêt, sillonnée par la rivière Osun, abrite des sanctuaires, des sculptures et des œuvres d’art érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas. La forêt, désormais considérée par tout le peuple yoruba comme un symbole identitaire, est probablement la dernière forêt sacrée de la culture yoruba. Elle témoigne de la coutume, jadis très répandue, qui consistait à établir des lieux sacrés loin de toute habitation humaine.
Brève synthèse
Il y a un siècle, les bois sacrés abondaient sur les terres des Yorubas : chaque ville avait le sien. À l’heure actuelle, la plupart sont délaissés, ou leur superficie a beaucoup diminué. Mais à 250 kilomètres de Lagos, au cœur d’Oshogbo, capitale de l’État d’Osun fondé il y a quatre siècles dans le sud-ouest du Nigéria, la plus grande forêt sacrée qui ait survécu au passage du temps, Osun-Oshogbo, est encore vénérée de nos jours.
Dense, la Forêt sacrée d’Osun est l’une des dernières futaies primaires qui subsistent dans le sud du Nigéria. En son cœur sinuent les méandres de l’Osun, la rivière qui porte le nom de la divinité des cours d’eau, dont elle est la demeure spirituelle. Sous la frondaison, 40 sanctuaires, sculptures et œuvres d’art ont été érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas, pour nombre d’entre eux au cours des quatre dernières décennies : on recense deux palais, cinq lieux saints et neuf lieux de culte disposés tout au long des rives de l’Osun, tous avec leurs prêtres ou prêtresses attitrés.
Les nouveaux ouvrages d’art installés dans la Forêt d’Oshogbo en sont la marque distinctive : elle est la seule à abriter une forte proportion de sculptures du XXe siècle, érigées pour renforcer les liens entre les hommes et le panthéon yoruba et témoigner de la manière dont les villes yorubas ont été édifiées et se sont développées au contact des esprits de la forêt.
La restauration de la Forêt par des artistes lui a conféré un regain d’importance : elle est devenue sacrée pour tous les Yorubas qui vivent au Nigéria, et un symbole de son identité pour la diaspora yoruba.
La Forêt est un site religieux dynamique, où le culte est exercé au gré de célébrations quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles, selon le cas. En outre, chaque année, durant 12 jours de juillet et d’août, des processions festives s’y déroulent, qui renouent les liens mystiques entre la déesse et la population d’Oshogbo, assurant la préservation des traditions culturelles vivantes des Yorubas.
La Forêt est aussi un herbier naturel où sont présentes plus de 400 espèces de plantes, parmi lesquelles des variétés locales, dont plus de 200 possèdent des propriétés médicinales.
Critère (ii) : Le développement du mouvement du Nouvel Art sacré et l’intégration de Suzanne Wenger, artiste autrichienne, à la communauté yoruba, ont constitué un terrain fécond pour les échanges d’idées, qui ont revitalisé la Forêt sacrée d’Osun.
Critère (iii) : La Forêt sacrée d’Osun donne l’aperçu le plus complet – et c’est peut-être aussi le seul qui subsiste – d’un phénomène jadis généralisé, qui était caractéristique de chaque établissement humain des Yorubas. Elle est aujourd’hui l’emblème des forêts sacrées yorubas et une illustration de l’appréhension de l’univers par ce peuple.
Critère (vi) : La forêt d’Osun est l’expression tangible de la manière dont les Yorubas avaient systématisé leur perception du divin et de l’universel; le festival qui s’y tient chaque année est la traduction de la croyance yoruba en ce lien qui unit le peuple, son souverain et la déesse Osun. C’est une tradition vivante, florissante et toujours en évolution.
Intégrité
Le site englobe la presque totalité de la Forêt sacrée et on peut considérer qu’il a été entièrement restauré au cours des 40 ans qui ont précédé son inscription sur la Liste. Certaines des sculptures récentes pâtissent d’une absence d’entretien régulier; compte tenu des matériaux dont elles sont constituées (ciment, fer et boue), des problèmes de conservation sont à craindre, qui pourraient se révéler difficiles et coûteux à régler.
La Forêt est également vulnérable au trop grand nombre de visiteurs et aux pressions qu’ils exercent, susceptibles de fragiliser l’équilibre entre la configuration naturelle et la population, nécessaire pour préserver au site ses qualités spirituelles.
Authenticité
L’authenticité de la forêt est attestée par sa valeur en tant que lieu saint. Mais le caractère sacré d’un endroit ne peut être continuellement réaffirmé que s’il est respecté par tous et, de fait, les nouvelles sculptures apparues dans la forêt au fil des 40 dernières années ont eu pour conséquence la consolidation de ses vertus spécifiques et la renaissance des qualités spirituelles qui lui confèrent toute sa valeur culturelle.
Mais ces nouvelles œuvres s’inscrivent dans une longue tradition, encore vivace, de sculptures qui donnent à voir la conception que les Yorubas ont de l’univers. Bien que leur modelé traduise une rupture stylistique, elles n’ont pas été créées pour glorifier les artistes qui en sont les auteurs mais plutôt, de par leur taille gigantesque et leurs formes intimidantes, pour réaffirmer le caractère sacré de la forêt. Ces nouvelles sculptures ont atteint leur but et la Forêt, en tant que lieu sacré pour les Yorubas, revêt désormais une signification qui n’est plus seulement locale, mais de portée plus vaste.
Eléments requis en matière de protection et de gestion
C’est en 1965 que la Forêt a été déclarée monument national. Cette désignation initiale a été modifiée et étendue en 1992 pour que soit assurée la protection de la totalité de ses 75 hectares. La Politique culturelle nigériane de 1988 dispose que « l’État doit préserver comme des monuments les anciens remparts et portes, sites, palais, sanctuaires et bâtiments publics, et promouvoir les bâtiments d’importance historique et les sculptures monumentales ». Dans le Land Use Act de 1990, le Gouvernement fédéral du Nigeria a placé la Forêt sous tutelle administrative du Gouvernement de l’État d’Osun.
Un plan de gestion élaboré a été adopté par l’ensemble des parties prenantes, qui couvrait la période 2004-2009, et le site bénéficie aujourd’hui d’un système de gestion participatif. Le Gouvernement fédéral administre le site par l’entremise d’un responsable de la Commission nationale des musées et des monuments, aux termes du décret 77 de 1979. Le Gouvernement de l’État d’Osun contribue à parts égales à la protection et à la gestion du site par le truchement des gouvernements locaux, ministères et entités para-étatiques placés sous son autorité, qu’il a habilités à gérer les monuments situés sur le territoire relevant de sa compétence.
C’est à l’Ataoja (roi) et à son Conseil du patrimoine culturel d’Oshogbo qu’il revient de s’acquitter des responsabilités traditionnelles et des rites culturels de la communauté. Pour protéger le site contre toutes sortes de menaces, les lois, les mythes, les tabous et les coutumes séculaires qui interdisent la pêche, la chasse, la contrebande, l’abattage des arbres et l’agriculture sont invoqués sans relâche.
Les fidèles qui exercent les cultes traditionnels avec ferveur préservent le patrimoine immatériel par leur spiritualité, leur dévotion et l’usage qu’ils font des symboles. De leur côté, les membres du comité de gestion – responsables représentatifs de l’ensemble des parties prenantes – exécutent des politiques, mesures et activités propres à assurer le développement durable du site.
La Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo est également incluse dans le Plan directeur pour le développement du tourisme national, conçu avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le festival annuel d’Osun-Oshogbo devra être mieux géré, de sorte que pendant son déroulement, le site ne subisse plus les incidences négatives du tourisme.
La Forêt servira de modèle pour la préservation du patrimoine africain : en effet, il ne s’agit pas de sauvegarder les valeurs matérielles et immatérielles d’un seul groupe de population – celle d’Oshogbo – mais celles de tous les Yorubas. Source de fierté pour eux, la Forêt restera un élément vivant et florissant du patrimoine national, grâce aux ouvrages traditionnels distinctifs qu’elle abrite, mais aussi parce qu’elle est le lieu d’une transmission fidèle des fondements de la religion traditionnelle et des systèmes de savoirs autochtones aux Africains de la diaspora.
mercredi 22 mars 2017
PROVERBE DU BENIN EN YORUBA
Proverbes du Bénin en Yoruba
1(Yoruba)
Ko si nkan ti a n fi agba ṣe ju ki a fi
rẹ ọmọde jẹ lọ
(Français)
Il n’y a rien qu’on puisse faire avec le
droit d’aînesse que de taquiner le plus
jeune que soi.
(English)
One can do nothing with birth right
than to bully the younger ones.
Explication
Le plus fort ne doit pas utiliser sa force
pour brimer le plus faible. Être grand
n’est pas une fin en soi.
Explanation
The stronger must not use his strength
to bully the weak. Being big is not an
end in itself
2
(Yoruba)
Iran yoruba kii ṣe agbe jẹun, wọn ma
n fi ọwọ wọn ṣiṣẹ wawo ni
(Français)
Le peuple yoruba ne vit pas de la mendicité,
il vit de son travail/dur labeur.
(English)
The Yoruba people do not live on begging,
they live on their hard work
Explication
Le peuple yorouba est un peuple travailleur
et digne
Explanation
Yoruba people are hardworking and
virtuous people
3
(Yoruba)
Odo ti o ba gbe igi ni ubulubu, ko ni fi
ara rere ṣan
(Français)
Un cours d’eau / fleuve qui transporte
un tronc d’arbre à contre-courant ne
pourra pas bien couler
(English)
A stream / river carrying a tree trunk
against the current will not flow well
Explication
En cherchant à faire du mal à autrui,
on se fait aussi du mal indirectement.
Explanation
In seeking to do harm to others, you
can hurt yourself indirectly
A suivre la suite dans la page traditon http://assoyoruba.blogspot.com/p/photos.html
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mardi 30 août 2016
CONSULTATION ET INITIATION IFA AU BENIN EN AFRIQUE
Le Fâ sissin constitue une initiation au cours de laquelle le babalawo ou le prete fa aide l'individu à connaître son destin sur tous les plan. L'initiation au Fâ sissin conduit le candidat à mourir symboliquement et à renaître en initié de façon a connaitre ses interdits comportementaux, alimentaire etc...
le Babalawo ou le prete fa se sert du Fa-oracle pour ses voyances et consultations afin d'interroger le monde des invisibles.
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Contact:
E-MAIL: asso.omoyoruba@gmail.com
vendredi 19 août 2016
mercredi 10 avril 2013
INITIATION AU VODOUN
Le Vaudou
Le vaudou est une religion qui tire ses racines d’Afrique, plus précisément du polythéisme Fon et Yoruba pratiqué dans le golfe du Bénin, à cela s’ajoutent des cultes dahoméens. Les nombreux esclaves d’Haïti s’accommodèrent par obligation du mélange de ces divers rites, moitié religieux, moitié magique. Le nom de vaudou, symboliquement, représente un être surnaturel et tout puissant, l’imagerie en est un serpent non venimeux, à qui l’on attribue le don de prédire l’avenir. Les croyances vaudou se basent sur une généalogie des Dieux, leurs relations mutuelles, leurs fonctions, leurs classifications, à cela s’ajoutent des rites qu’utilisent les prêtres appelés houngan et bokô, rites destinés à honorer les loas, qui représentent des divinités, des génies et des esprits ancestraux que le vaudouisant vénère au cours de la cérémonie. Les loas dont les manifestations peuvent aller jusqu’à la possession se manifestent à différentes occasions, qui vont du choc émotionnel, des bombances, des noces, d’un deuil, des danses et des cérémonies présidés par un houngan.
Avec la traite negriere, la culture vaudou s’est étendue à l’Amérique et aux îles des Caraïbes, notamment Haïti. Elle se caractérise par les rites d’ « incorporation » (possession volontaire et provisoire par les esprits), les sacrifices d’animaux, la croyance aux morts vivants (zombies) et dans la possibilité de leur création artificielle, ainsi que la pratique de la sorcellerie sur des poupées à épingles (poupée vodoun).
Les dieux
Mawu est le Dieu suprême qui règne sur les autres dieux. Mawu n’ayant pas de forme, il n’est donc jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets, comme le sont les autres vaudous. Mawu est le créateur de tous les autres Vaudous. Mawu n’intervient pas dans la vie des hommes. Il aurait créé les autres Vaudous pour qu’ils soient en relation avec les hommes et le monde. « Mawu » ne fait pas partie à proprement parler du panthéon vaudou; c’est un concept, une entité plutôt qu’une personne; littéralement Mawu doit se traduire par « l’inaccessible ». Ce qui explique qu’il n’y a nulle part dans l’aire du vaudou un culte pour Mawu ; on ne fait que le remercier, le glorifier. On le dit bienveillant envers toutes les créatures.
Le panthéon vaudou est fait d’une multitude de Lwas, qui sont des esprits, des divinités inférieures, pouvant entrer en communication et même collaborer avec les humains. Les Lwas se matérialisent le plus souvent dans des objets inanimés de la nature, tel des pierres et des arbres; c’est pourquoi on qualifie le vaudou de religion animiste.
Culte et pratiques vaudou en Afrique
Culte et pratiques vaudou en Afrique
Le Vodoun a ses origines au Bénin. Mais beaucoup de ses pratiques se sont répandues dans d’autres parties du monde. Cette situation découle de la traite négrière à Ouidah, berceau du Vodoun, qui était l’un des plus grands ports de l’Afrique de l’Ouest où transitaient presque tous les esclaves embarqués pour les Amériques. Ainsi, beaucoup de croyances traditionnelles du Bénin se retrouvent actuellement parmi les populations des Iles Caraïbes (Cuba, Haïti), au Brésil et d’autres parties de l’Amérique du Sud. Donc les adeptes de Vodoun qui se trouvent dans ces différents coins du monde ont leurs racines au Bénin.
Les vaudous pratiqués en dehors du continent Africain sont souvent des variantes et des restes de la religion d’origine. En effet, les esclaves interdits de pratiquer leurs langues et cultes n’ont réussi à conserver qu’une infime partie de leur patrimoine culturel.
La brutalité subie par les esclaves pour créer un climat constant « d’état de choc » chez les captifs est sans doute à l’origine de cette utilisation souvent de « terreur » et de vengeance du vaudou que l’on retrouve chez les pratiquants descendants d’esclaves, qui utilisèrent cette religion en réponse à des actes d’une cruauté difficilement concevable, commis par leurs maitres européens.
Les vaudous pratiqués en dehors du continent Africain sont souvent des variantes et des restes de la religion d’origine. En effet, les esclaves interdits de pratiquer leurs langues et cultes n’ont réussi à conserver qu’une infime partie de leur patrimoine culturel.
La brutalité subie par les esclaves pour créer un climat constant « d’état de choc » chez les captifs est sans doute à l’origine de cette utilisation souvent de « terreur » et de vengeance du vaudou que l’on retrouve chez les pratiquants descendants d’esclaves, qui utilisèrent cette religion en réponse à des actes d’une cruauté difficilement concevable, commis par leurs maitres européens.
La fête du Vodoun
En 1992, dans la ville de Ouidah (berceau du Vodoun au Bénin) s’était tenue une grande manifestation de Vodoun (Ouidah 92) qui a été considérée comme un retour à la source. Fort de cette réussite, le gouvernement béninois, sous le président Nicéphore Dieudonné Soglo, a décrété le 10 janvier la journée du Vodoun. Au Bénin, les populations accordent une très grande importance à la spiritualité, qu’elle soit traditionnelle ou moderne. Le Bénin est considéré comme le berceau du Vodoun et plus de 80% de sa population pratique cette religion traditionnelle que certains appellent également Animisme. Ces pratiques constituent l’identité première des peuples africains en général et singulièrement des peuples béninois. Depuis quelques années, la journée du 10 janvier est consacrée aux dieux Vodoun.
Le déroulement des cérémonies Vodoun et initiation
En 1992, dans la ville de Ouidah (berceau du Vodoun au Bénin) s’était tenue une grande manifestation de Vodoun (Ouidah 92) qui a été considérée comme un retour à la source. Fort de cette réussite, le gouvernement béninois, sous le président Nicéphore Dieudonné Soglo, a décrété le 10 janvier la journée du Vodoun. Au Bénin, les populations accordent une très grande importance à la spiritualité, qu’elle soit traditionnelle ou moderne. Le Bénin est considéré comme le berceau du Vodoun et plus de 80% de sa population pratique cette religion traditionnelle que certains appellent également Animisme. Ces pratiques constituent l’identité première des peuples africains en général et singulièrement des peuples béninois. Depuis quelques années, la journée du 10 janvier est consacrée aux dieux Vodoun.
Le déroulement des cérémonies Vodoun et initiation
C’est à travers les rituels, les incantations, la transe, les chants et danses, que les adeptes établissent le contact avec les divinités et les esprits des ancêtres. Il est primordial de consulter l’oracle (le message de la divinité) grâce au Fâ. Un dignitaire du vodou procède à cette consultation impérative avant toute cérémonie. Il se sert d’une sorte de chapelet fait avec des noyaux de pomme locale ou d’un ensemble hétéroclite composé de vertèbres d’animaux, de coquillages et de noyaux. Il faut alors exécuter à la lettre les prédictions afin de bénéficier de l’assistance et de la protection des divinités. Il est répertorié près de trois cents divinités dont les principales sont entre autres :
Lègba : il est matérialisé par une motte de terre plus ou moins géante érigée souvent à l’entrée des villages, des maisons ou au cœur des marchés. Il est censé apporter protection, paix et prospérité, il peut également punir.
Xêvioso : c’est une divinité du ciel qui se manifeste par la foudre. Symbolisé par une double hache, il est le dieu justicier qui châtie les voleurs, les menteurs, les malfaiteurs.
« Sakpata »: encore appelé la terre, il est très craint et les gens n’osent pas prononcer son nom. C’est la divinité qui propage la variole.
Dan : c’est le serpent. Il se manifeste à travers l’arc-en-ciel. Il peut aussi se présenter sous forme d’un homme et combler de richesses ceux qui l’accueillent bien.
Gou : c’est la divinité des forgerons, des chasseurs ou de tous ceux qui manipulent le fer ou les armes en fer. C’est un dieu représenté par un amas de ferrailles. Il protège mais il peut punir également par des accidents sanglants.
Chacune de ces divinités a des adeptes initiés qui leurs font périodiquement les cérémonies idoines. Qu’on soit croyant ou non, le vodou reste une réalité culturelle forte dans laquelle on naît et avec laquelle on vit au Bénin et dans certains pays africains. Le champ du vaudou reste encore aujourd’hui très vaste, ésotérique et complexe. Et le mystère est bien entretenu au sein des couvents et forêts sacrées où l’héritage est légué au fil des générations à travers une tradition orale.
Le rituel de sacrifice
Le rituel du sacrifice commence par des incantations qui sont accomplis dans le temple par les prêtes traditionnels. Ensuite, il y a des incantations, qui sont murmurées à l’oreille de la bête pour la calmer et la bénir. (Voir exemple ci-dessous avec le bœuf).
Lègba : il est matérialisé par une motte de terre plus ou moins géante érigée souvent à l’entrée des villages, des maisons ou au cœur des marchés. Il est censé apporter protection, paix et prospérité, il peut également punir.
Xêvioso : c’est une divinité du ciel qui se manifeste par la foudre. Symbolisé par une double hache, il est le dieu justicier qui châtie les voleurs, les menteurs, les malfaiteurs.
« Sakpata »: encore appelé la terre, il est très craint et les gens n’osent pas prononcer son nom. C’est la divinité qui propage la variole.
Dan : c’est le serpent. Il se manifeste à travers l’arc-en-ciel. Il peut aussi se présenter sous forme d’un homme et combler de richesses ceux qui l’accueillent bien.
Gou : c’est la divinité des forgerons, des chasseurs ou de tous ceux qui manipulent le fer ou les armes en fer. C’est un dieu représenté par un amas de ferrailles. Il protège mais il peut punir également par des accidents sanglants.
Chacune de ces divinités a des adeptes initiés qui leurs font périodiquement les cérémonies idoines. Qu’on soit croyant ou non, le vodou reste une réalité culturelle forte dans laquelle on naît et avec laquelle on vit au Bénin et dans certains pays africains. Le champ du vaudou reste encore aujourd’hui très vaste, ésotérique et complexe. Et le mystère est bien entretenu au sein des couvents et forêts sacrées où l’héritage est légué au fil des générations à travers une tradition orale.
Le rituel de sacrifice
Le rituel du sacrifice commence par des incantations qui sont accomplis dans le temple par les prêtes traditionnels. Ensuite, il y a des incantations, qui sont murmurées à l’oreille de la bête pour la calmer et la bénir. (Voir exemple ci-dessous avec le bœuf).
Et puis, vient le moment où l’on coupera le cou de la bête. Les prêtres traditionnels récoltent alors le sang qui s’écoule de la carotide et ils en aspergent l’autel. Pour les petits animaux, ils les vident de leur sang directement au-dessus de l’autel.
Pour le veau, ils récupèrent d’abord le sang dans une bassine vide et ensuite on verse la bassine sur l’autel. Le sang des animaux est utilisé pour nourrir les divinités (ou leurs ancêtres, dans d’autres cérémonies). Il est également possible de verser des boissons sur les autels : bière, alcool de palme, jus de fruits… et de la nourriture comme du riz, du maïs etc.
Suite à la cérémonie, la chaire restante sera cuisinée, et les gens se la partageront au cours d’une grande fête qui suivra le rituel de sacrifice. Bref, c’est un moment de convivialité et de communion entre tous les villageois
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